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03.04.2008

Pas de plan de rigueur

Le gouvernement français devrait annoncer vendredi environ cinq milliards d'euros d'économies sur ses dépenses d'intervention, déclare Bernard Accoyer, le président UMP de l'Assemblée nationale

"Aujourd'hui, sur un budget de 460 milliards, il est décidé de faire des économies à hauteur d'environ 5 milliards, ça fait environ 1%", a-t-il dit sur Canal +.

"Dans tout budget, 1% de marge, c'est tout à fait possible", a ajouté Bernard Accoyer en récusant le terme de plan de rigueur avancé par l'opposition.

"Il ne s'agit pas de couper aveuglément dans les crédits, il s'agit de mettre fin à des dépenses inutiles, improductives et il y en a, et il s'agit de dépenser de la manière la plus efficace, au mieux", a déclaré pour sa part le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian, sur RTL.

Ce dispositif doit être arrêté vendredi par le Président de la République lors d'un conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP).

Le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian a reconnu jeudi que «plusieurs milliard d'économies sont recherchées» par le gouvernement. Pourtant celui-ci ne va pas «couper aveuglément dans les crédits», mais «mettre fin à des dépenses inutiles», a-t-il justifié sur RTL.

«On va essayer de gérer les dépenses de l'Etat au plus près, et d'être plus rigoureux avec la dépense publique. (...) Après tout, il s'agit de l'argent des Français», a expliqué Patrick Devedjian.

«Il ne s'agit pas de couper aveuglément dans les crédits, (...) mais de mettre fin à des dépenses inutiles, improductives, et il y en a. Il s'agit de dépenser de la manière la plus efficace, au mieux», a-t-il martelé, prenant pour exemples la fusion entre les Directions départementales de l'équipement et celles de l'agriculture, entre l'ANPE et les Assedics, afin d'être «plus efficace» et «moins cher».

«Les socialistes veulent faire croire qu'on va augmenter les impôts, les cotisations sociales, les prélèvements obligatoires, ce qu'on appelle généralement un plan de rigueur (...) ça, ce n'est pas vrai, ça n'arrivera pas», a clamé le député des Hauts-de-Seine.

«On économise ce qui est improductif, et de l'autre on dépense sur ce qui est nécessaire», a-t-il noté à propos du coût que pourrait constituer le Revenu de Solidarité Active. Il y a un «grand travail de défrichage à faire avec Martin Hirsch», à propos du RSA, a-t-il par ailleurs noté.

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